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Thématiques

Pour chacun des trois axes du projet scientifique, les questionnements et les thématiques qui en découlent peuvent se décliner comme suit :

Axe 1 - Mobilité et systèmes d’acteurs

Quels logiques et systèmes d’acteurs sous-jacents aux pratiques de mobilité et de transport ainsi qu’aux politiques publiques ?
Quels en sont les rapports de force ?
Quelles sont les modalités de leurs évolutions ?

Il s’agit dans ce premier axe d’identifier les déterminants, notamment psychologiques, économiques, spatiaux ou encore sociologiques, des pratiques de mobilité des individus, des stratégies de transport des entreprises, des stratégies d’exploitation des opérateurs et des modalités de production des politiques publiques de transport et d’aménagement. La diversité des acteurs du transport et de la mobilité est donc considérée, depuis l’usager individuel ou professionnel, jusqu’aux entreprises et aux acteurs publics. L’éclairage de la complexité mais aussi de la diversité des ressorts des comportements et des stratégies constitue l’enjeu – et l’originalité – des travaux menés. Il s’agit également d’envisager, en retour, comment les pratiques de mobilité, les stratégies en matière de transport ou d’exploitation, et les politiques publiques influencent l’organisation du système d’acteurs, en modifiant par exemple les structures de marché (apparition de nouveaux opérateurs), les modalités de coordination des acteurs (par exemple avec la « plateformisation » des services de transport) ou encore la localisation de ces mêmes acteurs.

Axe 2 - Mobilité et systèmes techniques

Quelles stratégies optimales de conception des systèmes techniques par rapport aux usages et aux politiques de transport ?
Quels sont les usages, l’acceptabilité et l’influence de ces systèmes techniques ?
Comment soutenir les stratégies d’innovation ?

Il s’agit dans cet axe d’identifier d’une part les performances intrinsèques des systèmes techniques (consommation énergétique des véhicules, vieillissement des batteries, adhérence des chaussées, etc.), ainsi que les interactions entre ces systèmes techniques et leurs usages dans les domaines du transport et de la mobilité. Les travaux s’intéressent en particulier au rôle des usages dans la performance de ces systèmes, dans leur acceptabilité (et ce faisant leur diffusion), ainsi qu’à la manière dont les usages peuvent intervenir dans la conception, voire la personnalisation, des systèmes techniques. Ces derniers concernent les infrastructures de transport et de mobilité (dont les aménagements urbains), les différents types de véhicules mais aussi les technologies de l’information et de la communication qui soutiennent le développement de nouveaux services.

Le département éclaire in fine, par des méthodologies basées sur la modélisation et l’expérimentation, les arbitrages à opérer en termes de performances des systèmes techniques pour la mobilité (énergie vs pollution par exemple), ainsi que les déterminants et indicateurs de ces performances, dont certains tiennent aux usages. Il illustre également les éléments-clés de l’acceptabilité des systèmes techniques.

Axe 3 - Mobilité et écosystèmes

Quels sont les mécanismes de génération/émission et de diffusion/propagation des externalités environnementales (émissions de polluants air, bruit, impact sur la biodiversité, etc.) ?
Quelles interactions entre l’environnement et les pratiques de mobilité comme de transport ?
Quel rôle des politiques publiques dans la réduction des externalités environnementales ?

Il s’agit d’améliorer la connaissance des processus liés aux externalités environnementales, à la fois en termes méthodologiques et métrologiques (caractérisation expérimentale de l’état existant), ainsi que théoriques et numériques (modélisation, prospective, étude de scénarios). Les externalités considérées sont le résultat de pratiques de mobilité ou de stratégies de transport dont il s’agit d’évaluer les effets en termes d’émission/génération (« source ») et de diffusion/propagation (impact sur pollution air, bruit, etc.). La réduction de ces effets est l’objectif de nombreuses politiques publiques dont les travaux du département analysent, quantifient (diagnostic) et prévoient l’impact (prospective/scénarios) sur le vivant (et notamment la biodiversité) et sur les ressources naturelles (air, eau, sol). En retour, cet axe éclaire la manière dont les politiques publiques et les pratiques de mobilité intègrent les préoccupations environnementales. L’originalité des travaux du département est de considérer une diversité d’effets environnementaux, à différentes échelles, et d’en analyser finement les déterminants à travers des indicateurs adaptés et pertinents.